Nous n’avons pas fini d’être ébahi par les liens corps-esprit

La médecine et la recherches sont fondées sur des preuves scientifiques. Faire des études qualitatives, où le bien-être psychologique peut être mesuré, est tout autant prépondérant que le fait d’obtenir des mesures concernant l’état physiologique. Mais financer ce type de recherches, qui n’est pas appuyé par l’industrie pharmaceutique, est très difficile !

L’hypnose et la méditation sont des expériences personnelles et subjectives, bien loin des critères de recherches qui se fondent sur des preuves. Pourtant, chaque mois, une 100aine d’articles scientifique sont publiés sur ces sujets. Cet engouement scientifique des 15 dernières années porte désormais ses fruits : il est désormais prouvé que modifier notre état de conscience, grâce à la méditation ou l’hypnose, produit de nombreux changements biologiques, tant au niveau du cerveau, des cellules ou de l’ADN ! Une chose est désormais irréfutable : le corps est l’esprit sont inexorablement liés !

Des études actuelles, réalisées grâce aux nouvelles technologies d’imagerie, ont même permis de révéler pour quels troubles et problématiques chacune de ces deux approches est efficace.

L’hypnose a des effets mesurables sur le cerveau

Différent de l’état de veille ou de l’état de sommeil, l’état hypnotique, aussi nommé transe, est un état modifié de conscience unique.

La première étape consiste en une phase d’induction, une dépotentialisation du conscient, durant laquelle une baisse de l’activité mentale, de « la conscience » se fait au profit d’automatismes inconscients. Cette diminution de l’activité rationnelle se mesure dans le cortex préfrontal… Mais ce n’est pas tout !

En hypnose, tout un ensemble de zones cérébrales distinctes s’activent : Les régions occipitales, liée à la vue, les zones pariétales, liées au ressenti mais aussi la région précentrale, liée au mouvement ! C’est comme si une personne sous hypnose voyait, bougeait et ressentait vraiment ! D’où cette impression, définit parfois comme « étrange », où la personne à la sensation d’expérimenter réellement une situation nouvelle ou un souvenir.

Et c’est ici que réside la particularité de l’hypnose en tant qu’état modifié de conscience : Elle accroît notre attention à l’expérimentation. Et, loin d’être un état passif de sommeil comme on pourrait le croire, il est normal d’être en partie conscient ! C’est d’ailleurs ce que les praticiens en hypnose nomment « ego observer »… mais ce n’est pas le but de cet article !

Une place de choix dans les parcours de soins

Depuis une quinzaine, voire une vingtaine d’années, l’hypnose et la méditation sont de plus en plus intégrées dans les parcours de soins. Leurs bénéfices permettent d’améliorer grand nombre de troubles pathologiques tant sur le plan psychologique que physiologique.

Vous connaissez sûrement déjà le terme somatiser : La somatisation est un moyen de l’organisme de se protéger d’une souffrance psychologique. La douleur psychologique (et inconsciente la plupart du temps !) devient alors physiologique.

Grâce à la méditation, l’esprit sera à même de calmer les souffrances du corps. Se focaliser sur les sens, le principe même de la méditation, permet de sortir d’une rigidité ruminative engendrant différents troubles. Une mise en perspective différente des difficultés d’ordres émotionnelles et affectives pourra alors naturellement prendre place. Un nouveau mode de fonctionnement « calme et serein » acquis lors de la méditation, après un certain temps de pratique, deviendra rapidement un nouveau mode de vie.

Et pour ceux qui n’ont pas le temps ou pour qui le fait de méditer reste plus qu’une contrainte qu’autre chose, il reste l’hypnose ! Guidé par un hypnothérapeute, la personne pourra accéder à des mécanismes inconscients et acquis afin de les modifier, les reconnecter à des ressources utilisées dans d’autres situations. Les émotions étant souvent issues d’interprétations ou de jugements sur les situations, elles-mêmes issues de croyances profondes ou de besoins inconscients, un travail et une restructuration en profondeur pourra alors être envisagé.