Aujourd’hui, les troubles musculosquelettiques, ou TMS représentent plus de 80 % des maladies professionnelles, selon la Caisse primaire d’assurance maladie. Tous les secteurs d’activité, et toutes les entreprises peuvent être concernés par cet aspect de la sécurité au travail.

Comment identifier une maladie musculosquelettique et comment agir pour protéger les salariés les plus exposés ?

Qu’est-ce qu’un trouble musculosquelettique (TMS) ?

Tendinites de l’épaule et du coude, douleurs au poignet, lombalgies, syndrome du canal carpien… Les troubles musculosquelettiques touchent l’ensemble du système musculosquelettique : muscles, tendons, os, cartilage, ligaments et nerfs.

La sclérose en plaques peut provoquer des douleurs de plus en plus gênantes, voire invalidantes, pouvant entrainer une incapacité de travail. Dans un premier temps, ces affections se manifestent par des irritations ou des picotements, une fatigue musculaire, puis des douleurs, pouvant entrainer un handicap dans la vie professionnelle et privée.

Les troubles musculosquelettiques regroupent une quinzaine de troubles qui affectent les tissus mous entourant les articulations. Ils sont situés sur les doigts, les poignets, les coudes, les épaules, le cou, les genoux ou les chevilles.

Le syndrome du canal carpien est le TMS le plus connu et le plus fréquent. La tendinite est également une forme courante de TMS, tout comme l’épicondylite et la lombalgie. Pour l’éviter, il faut suivre une formation TMS. Les formateurs conçoivent et développent des prestations sur mesure afin de prévenir les pathologies professionnelles

Quelles sont les causes des TMS ?

La conception du lieu de travail joue un rôle essentiel dans le développement d’un TMS. Lorsqu’on demande à un travailleur d’effectuer un travail au-delà des limites de ses capacités et de son corps, son système musculosquelettique est à risque. Dans ces cas, une évaluation objective de la conception des postes de travail nous indique que les systèmes de récupération des travailleurs ne seront pas en mesure de faire face à la fatigue induite par le travail. L’évaluation nous dira que des facteurs de risque ergonomiques existent, que les travailleurs sont à risque de développer des déséquilibres musculosquelettiques et que la maladie musculosquelettique est imminente. Il est judicieux de suivre une formation TMS pour la prévention. Cela vous aide à prévenir et gérer le stress professionnel.

Il existe trois principaux facteurs de risque ergonomiques.

  • Grand effort : De nombreuses tâches nécessitent l’application de forces importantes au corps humain. L’effort musculaire augmente avec les demandes de hautes intensités, augmentant la fatigue associée qui peut conduire à des TMS.
  • Tâches hautement répétitives : Les tâches à répétition élevée, combinées à d’autres facteurs de risque, comme une intensité élevée et/ou des postures inconfortables, peuvent contribuer aux TMS. Un travail est considéré comme hautement répétitif si le temps de cycle est de 30 secondes ou moins.
  • Poses inconfortables répétées ou persistantes : Des postures inconfortables peuvent exercer une force excessive sur les articulations et surcharger les muscles et les tendons autour des articulations touchées. Ils sont plus efficaces lorsque les articulations du corps fonctionnent dans ce que l’on appelle une amplitude de mouvement confortable.

Le risque de TMS augmente lorsque les articulations sont répétitives ou travaillent de longues heures en dehors de cette zone de confort sans temps de récupération adéquat. L’idéal est de suivre une formation TMS pour l’éviter. Le formateur conçoit à vos côtés des prestations personnalisées à vos besoins pouvant être développées sous différentes formes.

Quelles sont les conséquences des TMS ?

Cela dépend du niveau d’intensité du MSD :

  • Dans la phase dite « initiale », les symptômes apparaissent lors de l’exécution de la tâche. Ils apparaissent progressivement au cours de la journée ou sur une semaine, mais disparaissent la nuit. À ce stade, ils n’affectent pas la qualité de travail ou de vie de l’employé.
  • Au stade intermédiaire, la douleur apparait plus tôt dans la journée ou plus tôt dans la semaine. Ils commencent à se faire sentir en dehors du travail et affectent progressivement la capacité de travail de l’employé.
  • Stades de pathologie avérée où la pathologie est identifiée et affecte les salariés. La douleur est chronique et persiste avec l’activité et le repos.

En conclusion, les personnes atteintes de TMS connaissent une réelle perte de mobilité et d’autonomie. Cette situation entraine presque systématiquement une baisse de la qualité de vie et a donc des couts socioéconomiques directs ou indirects.

Si on se place dans la stratégie de l’entreprise, on en déduit automatiquement l’impact sur les salariés (douleur, fatigue, invalidité, temps d’arrêt, etc.), mais aussi sur l’entreprise (absentéisme, baisse de productivité, augmentation des cotisations, problèmes de recrutement, turnover, surcharge et travail encombrant, etc.

 

Il s’agit d’un impact global, affectant à la fois le système de santé et l’économie, nous poussant à rechercher non seulement des moyens préventifs, mais des solutions efficaces et durables dans le temps. Il est donc recommandé de suivre une formation en TMS pour le prévenir. Une équipe est là pour vous accompagner pour la constitution de votre dossier.

Comment prévenir les TMS et les problèmes de dos ?

Le lien entre conditions de travail et TMS sont établis depuis de nombreuses années. De nombreuses postures et actions préventives peuvent réduire significativement les problèmes de dos au travail ou les pires conséquences des TMS [douleurs chroniques, comme les arrêts maladie].

Il est très important [et obligatoire] de mettre en place une politique de prévention dans votre entreprise, à savoir :

  • « Les actions de prévention des risques professionnels
  • Les mouvements d’information et d’entrainement [tels que les gestes et les postures],
  • La mise en place de l’organisation et des moyens appropriés »
  • Mettre à jour leur document unique d’évaluation des risques ou DUER pour inclure les risques découlant de l’exposition aux TMS/problèmes de dos [ou tout autre risque auquel l’employé est confronté]. Ce document obligatoire doit être réévalué au moins une fois par an, quelle que soit la taille de l’entreprise.
  • Nomination d’un responsable de la santé et de la sécurité

Pour rappel, le chef d’entreprise doit « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé physique et mentale des salariés de l’entreprise » [article L41121-1 du Code du travail].

Dans le cadre des TMS et des problèmes de dos, l’attitude à privilégier pour limiter ces risques professionnels peut être :

  • Faire suivre les collaborateurs une formation en TMS avec l’aide des professionnels. Ces derniers interviennent sur la prévention des douleurs articulaires au travail.
  • Diagnostiquer les postes de travail et identifier les facteurs de risques
  • Aménager les postes de travail pour permettre aux employés d’adopter des pratiques ergonomiques et respectueuses du corps.